
On demande souvent à un géobiologue de « sentir » une maison. Une visite sérieuse commence pourtant par des choses beaucoup plus simples : regarder, mesurer, écouter les personnes qui y vivent. Le ressenti vient ensuite, et il se croise avec le reste.
Avant la visite : le plan et les questions
Un plan, même sommaire, permet de repérer l’orientation des pièces, l’emplacement des chambres, du tableau électrique et des arrivées d’eau. On pose aussi quelques questions : depuis quand les occupants vivent-ils là, qu’est-ce qui les gêne, à quel moment de la journée ?
Pendant la visite : ce qui se mesure
- La lumière naturelle, pièce par pièce.
- L’humidité et les traces de condensation.
- Les matériaux : murs, sols, isolation, peintures.
- Les champs électriques et magnétiques autour des lits et des postes de travail, avec des appareils simples.
Ces relevés n’ont rien d’ésotérique, et ils expliquent déjà beaucoup de choses. Un lit collé au mur qui porte le tableau électrique, une chambre qui ne voit jamais le soleil : ce sont des observations concrètes, que l’on peut corriger simplement.
Ensuite : le pendule et le ressenti
La recherche au pendule ou aux baguettes vient compléter ces observations. Elle est notée à part, pièce par pièce, et jamais présentée comme une mesure. C’est ce qui fait, à nos yeux, une lecture des lieux honnête : savoir dire ce qui relève du relevé et ce qui relève de la perception.
Ce que la géobiologie ne remplace pas
Une visite de géobiologie ne remplace ni un diagnostic immobilier, ni l’intervention d’un électricien, ni un avis médical. Le compte rendu que nous apprenons à rédiger le dit clairement, et oriente vers le bon professionnel quand c’est nécessaire.
Une bonne visite tient en une page : ce que l’on a mesuré, ce que l’on a perçu, ce que l’on conseille.
La formation « Lecture des lieux », animée par Anne Guillou, consacre cinq jours à cette méthode, dont une visite complète en binôme dans une vraie maison.
Publié le 25 août 2026