Résidences privées
Une piscine privée, dessinée pour son lieu.
Un bassin de villa prolonge une maison, un jardin et une façon d’habiter. Il se dessine à partir du terrain : sa pente, sa lumière, ses vues, et l’usage que vous attendez de l’eau.
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Typologies
Cinq façons de tenir l’eau.
Le mot piscine ne dit rien. Ce qui change tout, c’est le niveau de l’eau par rapport à la plage, et la façon dont la surface est reprise.
Le bassin à skimmers
La ligne d’eau se tient quinze centimètres sous la plage. La surface est aspirée par des bouches noyées dans la paroi, puis renvoyée au bassin par des buses de refoulement après filtration. C’est la solution la plus simple à vivre et la plus légère en génie civil.
Le bassin à débordement
L’eau franchit une lèvre calée au niveau de la plage, tombe dans une goulotte et rejoint un bac tampon avant de revenir par le fond. La surface se renouvelle en continu, et la ligne d’eau disparaît du paysage.
Le bassin miroir
Un débordement sur tout le pourtour, par une fente de quelques centimètres au ras de la margelle. Le caniveau se cache sous la dalle, le bassin n’a plus de bord visible et réfléchit le ciel.
Le couloir de nage
Un bassin étroit et long, à profondeur constante, dessiné pour nager. Il se glisse là où un bassin classique ne rentre pas, le long d’une terrasse ou d’un mur de soutènement. Quand la place manque, une nage à contre-courant remplace la distance.
Le bassin intérieur
Un bassin sous un toit est un ouvrage de traitement d’air autant que de traitement d’eau. Le soufflage se fait en pied de vitrage, la reprise en partie haute, et le pare-vapeur des parois se pose avant les finitions.
Vous partez d’un bassin déjà construit ? La reprise d’un ouvrage existant n’obéit pas aux mêmes règles que la construction neuve. Voir la rénovation d’un bassin

Inspirations
Une piste : le lagon minéral
Un bassin courbe, une plage immergée en pierre claire, trois jets bas. Une étude non construite, à adapter à votre terrain.
Voir l’étudeMatières et reflets
La couleur de votre eau.
L’eau n’a pas de couleur. Celle que vous voyez est celle du fond, vue à travers un mètre cinquante d’eau. Mosaïque de verre, membrane armée, pierre naturelle ou inox : la matière du bassin décide de son atmosphère.

Inspiration
Une écriture contemporaine
Une même matière peut donner un bassin très différent selon l’architecture qui l’entoure. Cette étude non construite montre un miroir d’eau devant une maison contemporaine : une lame d’eau murale, une plage en pierre, une surface calme. Elle sert à situer une envie avant de comparer des revêtements.
Voir l’étudeLe rendu en ligne est un aperçu de teinte. La couleur réelle dépend aussi de la profondeur, de l’exposition et de l’éclairage : au moment du choix, on regarde des échantillons, sous la lumière du lieu.
Équipements
Ce qui se décide au dessin.
La moitié des équipements d’un bassin se coulent avec lui. Décidés au moment du plan, ils ne coûtent qu’une ligne.
Chauffage et pompe à chaleur
Une pompe à chaleur prélève la chaleur de l’air pour la rendre à l’eau par un échangeur. Elle se dimensionne sur le volume, sur la surface exposée et sur la saison que vous visez, et se pose là où son bruit ne gêne personne.
Couverture et volet immergé
Une couverture limite l’évaporation, première perte de chaleur d’un bassin, et tient les feuilles à l’écart. Le volet immergé se loge dans une fosse coulée avec le bassin, sous un caillebotis affleurant.
Nage à contre-courant
Une pompe dédiée et une buse large produisent un courant réglable, contre lequel on nage sur place. Elle transforme un bassin court en bassin où l’on nage vraiment.
Éclairage immergé
Les projecteurs se posent en niche dans la paroi, orientés à l’opposé du point de vue le plus fréquent pour ne pas éblouir depuis la terrasse. L’entretien se fait depuis le bord, sans vidange.
Banquette hydromassante
Une banquette maçonnée équipée de buses fait du bassin un lieu où l’on s’assoit autant qu’un lieu où l’on nage. Elle se dessine dans l’épaisseur de la paroi, avec son alimentation propre.
Plage immergée et escalier
Une plage immergée est une entrée en pente douce, où l’on s’assoit dans quelques centimètres d’eau. Un escalier romain occupe moins de place et se dessine dans un angle. Les deux changent complètement l’usage.
Le terrain
Ce que le lieu impose.
Aucun bassin ne se dessine sans avoir vu le terrain. Six points s’établissent sur place, en une visite.
La pente
Un terrain en pente ne se corrige pas, il se compose. Le bassin devient partiellement enterré, un mur de soutènement reprend la différence, la terrasse cherche son niveau. C’est souvent là que naissent les plus beaux bassins.
La nappe
Une nappe haute pousse sur un bassin vide comme sur une coque. Elle se traite au drainage, au lestage, et parfois par le choix de ne jamais vider l’ouvrage. Cela s’établit avant de dessiner.
L’accès
Il faut faire entrer une pelle, sortir des terres et amener du béton. La largeur du passage, la portance du sol et la hauteur libre décident du matériel. Un accès difficile ne rend pas un chantier impossible, il le rend différent.
L’hiver
Même sous un climat océanique, un bassin extérieur passe l’hiver. L’hivernage abaisse le niveau sous les pièces à sceller, met les canalisations hors gel et protège le local technique.
L’altitude
En altitude, la saison est plus courte, les écarts de température plus violents et l’accès dépend de la route. Le chauffage, la couverture et l’isolation ne se dimensionnent pas comme en plaine.
Ce que la loi impose
Une piscine privée enterrée doit être équipée d’au moins un dispositif de sécurité normalisé : barrière (NF P90-306), alarme (NF P90-307), couverture (NF P90-308) ou abri (NF P90-309), selon la loi du 3 janvier 2003. Côté urbanisme, aucune formalité sous 10 m² de bassin, une déclaration préalable de 10 à 100 m², un permis de construire au-delà de 100 m² ou si l’abri dépasse 1,80 m de haut, sans oublier les règles locales du plan local d’urbanisme.
Ce qui fait varier un budget
Un bassin se devise après une visite et un relevé. Voici les postes qui font bouger le chiffre, du terrassement aux abords.
Le terrassement et l’évacuation des terres
Ce que le sol contient décide de ce qu’il coûte de l’ouvrir. Roche, nappe, remblai ancien, distance de décharge : le même bassin ne se creuse pas au même prix à deux rues d’écart.
La structure
Un bassin partiellement hors sol, en pente ou proche d’une limite demande des reprises que ne demande pas un bassin posé dans un terrain plat.
La typologie retenue
Une goulotte, un bac tampon et un local plus grand séparent un débordement d’un bassin à skimmers. Le miroir ajoute la fente sur tout le pourtour et le volume de tampon qui va avec.
Le revêtement
De la membrane armée à la mosaïque en pâte de verre, l’écart tient à la matière autant qu’à la pose : une mosaïque exige un support parfaitement plan.
L’hydraulique et le traitement d’eau
Le nombre de reprises, la filtration, la régulation du pH, la désinfection et le pilotage à distance se choisissent. Ils se lisent sur le devis, puis chaque année sur la facture d’exploitation.
Les équipements
Volet immergé, nage à contre-courant, chauffage, éclairage, banquette : chacun est un ouvrage avec sa réservation, sa liaison et sa place au local technique.
Les abords
Plage, margelles, terrasse, clôture, éclairage extérieur et remise en état du jardin ne sont pas dans le bassin, mais ils décident de ce que vous verrez tous les jours.
Réalisations
Des ouvrages documentés.
Quelques ouvrages de la maison, présentés avec leur contexte, leurs dimensions et leur année de livraison.
Poursuivre
La suite se décide sur le terrain.
La première étape ne coûte pas un bassin, elle coûte une visite. Nous regardons le terrain, nous écoutons l’usage que vous en attendez, et nous repartons avec de quoi dessiner un principe.
Votre prochain espace aquatique
Tout commence par une rencontre.
Un lieu, une envie, un projet à imaginer ensemble.